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Eglise Notre-Dame-de-la-Major

1152
Présentation
L’église de la Major tire son nom de sa situation, au plus haut de la colline de l’Hauture.

Edifiée à partir du XIIe siècle, son architecture a cependant été souvent remaniée.

Elle

Vue générale de l'église aujourd'hui

a conservé son caractère roman pour la nef, à laquelle se sont ajoutées des aménagements plus récents, notamment clocher et façade.

Le mobilier de l’église est particulièrement riche.

Elle fut érigée en chapitre collégial, et, jusqu’à la Révolution, fut église de la paroisse la plus étendue d’Arles.

Aujourd’hui, l’église de la Major est principalement le siège religieux de la confrérie des gardians. Ils s’y rendent, chaque 1er mai, pour rendre hommage à saint Georges et faire bénir leurs chevaux.

Les bombardements de 1944 ont fortement ébranlé sa structure, qui a fait l’objet depuis d’une vaste opération de restauration.

Histoire
Bâtie à l’emplacement d’un temple romain, comme l’atteste des découvertes archéologiques dès 1758, l’église fut construite vers 1152.

Elle fut cependant largement remaniée jusqu’au

Dessin ancien de l'églisesurmontant
les remparts

XVIIe siècle, dont date la façade, notamment.

Le chevet est reconstruit à la fin du XVIe siècle et c’est à partir de cette même époque, que sont ajoutées des chapelles latérales.

Erigée en chapitre collégial en 1551 (elle comptera dix chanoines), Notre-Dame-de-la-Major fut, jusqu’à la Révolution, le siège de la paroisse la plus étendue de la ville.

Supprimée en 1791, celle-ci fut rétablie après le Concordat de 1801.

Le clocher, reconstruit en 1579, fut modifié au XIXe siècle par l’ajout d’une statue de la Vierge. En 1870, il hérite de la cloche la plus ancienne de la ville, fondue en 1534, et auparavant située au plan de la Cour.

Longtemps, Notre-Dame a abrité la confrérie de Saint-Véran, patron des bergers, nombreux dans ce quartier de l’Hauture.

Par ailleurs, une relique de saint Marc faisait l’objet d’une célébration solennelle le 25 avril.

Depuis le XIXe siècle, l’église est devenue celle de la confrérie des gardians, fondée en 1512 sous le patronage de Saint-Georges, dont elle conserve la statue.

Localisation

L'église de la Major domine la colline de l'Hauture, à l'angle nord-est du rempart antique, au-dessus de l'actuel boulevard Emile-Combes.

Descriptif
L’église romane a conservé sa nef à trois travées, couvertes d’une voûte en berceau brisée sous-tendue de doubleaux à ressaut qui retombent sur des piliers massifs.

L’abside semi-circulaire

Elevation de l'église, vue depuis l'est

était ornée de huit colonnes de basalte et de porphyre, aujourd’hui disparues.

Le chevet comprend une travée de chœur voûtée sur croisée d’ogives et une abside à cinq pans, aussi haute que la nef.

Sur celle-ci viennent se greffer des chapelles latérales de style ogival datant du XVIe siècle.

La façade actuelle se présente sous la sobre élégance du style Louis XIII.

Le clocher carré est exhaussé d’une pyramide, surmontée d’une vierge dessinée par Lasalle et exécutée par Cusson.

Parmi le mobilier encore présent dans l’église, on remarque une chaire en marbre polychrome (XVIIIe siècle) et un autel de bois doré provenant de l’église Saint-Blaise. Outre le saint Georges, on peut voir deux statues en marbre du XIXe siècle, Le Sacré cœur de Jésus, et une vierge due au sculpteur italien Monti. Enfin le retable du chœur présente trois tableaux du XVIIIe siècle représentant L’Annonciation, La Visitation et La Présentation au Temple.

Restauration
Dans les années 1980 l’Etat et la Ville d’Arles entreprirent une vaste opération de sauvetage de l’église qui menaçait d’écroulement à brève échéance.

Voulant conforter les piles

Repose de la statue de la
Vierge restaurée, en 1997

de la nef, le chantier a mis au jour un ensemble étonnant de caveaux funéraires aménagés dans la plus grande partie du sous-sol.

La découverte de ces cavités obligea, avant toute autre intervention, le blindage des piles de la nef et la mise sur cintre des arcs prenant appui sur elles.

Enfin, les caveaux ayant été fouillés, les fondations des piliers de la nef furent consolidées au moyen d’une ceinture de béton armé.

Dans les hauteurs de la nef, les maçonneries dégradées furent remplacées en pierre d’Espeil.

Quelques années plus tard, une nouvelle campagne procéda à la mise hors d’eau et hors d’air de l’édifice.

Les dalles de pierre de la couverture furent rejointoyées et les vitraux remis en état.

Le mobilier fut également restauré. Si la confortation de l’autel de la confrérie des gardians ne posa aucun problème, les boiseries du chœur présentèrent un tel état de dégradation, qu’il fallut faire appel à des techniques de restaurations délicates et coûteuses.

Evenement
Visite
Visible de l'extérieur. Ouverte à l'occasion de certaines manifestations, notamment lors de la fête des gardians du 1er mai.

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Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

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Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

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parcours du petit baigneur :

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