Tour de l'Ecorchoir
1372Présentation
La tour de l'Ecorchoir aujourd'hui
Elle borne au sud-ouest le Vieux-Bourg (aujourdhui quartier de la Roquette) et demeure un des derniers vestiges du rempart médiéval des bords du Rhône.
Après de nombreuses appellations, celle en usage aujourdhui ne tient pourtant pas à son histoire militaire, mais à une affectation plus récente aux abattoirs de la ville.
Isolée du rempart disparu, et récemment restaurée, la tour témoigne encore aujourdhui dune époque où un fleuve était aussi vecteur de menées guerrières.
Histoire
Cette dernière, du XIIe au XIVe
Dessin de Bertran Boyssetextrait
du "Roman d'Arles" (1372)
Dans un premier temps, on nomma lédifice « Torre del Leonet », selon le nom du propriétaire de la maison sur laquelle elle fut construite, Esteve Leon.
En 1424, sous léventuelle menace des Aragonais (qui viennent de prendre Marseille), des travaux de réfections sont effectués dans lurgence. La tour est dite alors « Torre Nova ».
Plus tard, elle fut encore nommée « Torre Sancta Clara », en raison de sa proximité avec la porte du même nom. En 1431, ce furent les galères catalanes quil fallut repousser.
La tour connut aussi les guerres civiles de la fin du XVIe siècle, Arles étant aux mains de la Ligue, en conflit avec le pouvoir royal.
Au XVIIIe siècle, après avoir perdu sa fonction militaire, lédifice servit aux abattoirs de la ville, doù le nom quelle a conservé jusquà nos jours.
Localisation

Descriptif
La tour a conservéune partie
de ses mâchicoulis
Elle est pourvue dun escalier intérieur qui permettait de rejoindre le chemin de ronde du rempart
Elle pouvait contenir quelques dizaines de soldats. Plate-forme dartillerie et tour de guet, elle participa à bien des combats jusquau XVIIIe siècle.
En 1758, à la demande des bateliers, on fit établir une bigue (poteau pour porter des signaux) afin de signaler larrivée des barques et allèges.
Lédifice renouait ainsi avec sa vocation initiale de surveillance du fleuve.
Restauration
Evenement
Visite
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Présentation générale de la ville
Histoire
Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.
César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…
Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.
La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.
Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.
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