Eglise des Dominicains (Frères-Prêcheurs)
1484Présentation
Lensemble conventuel sétendra
Façade ouest de l'église
Aujourdhui connue sous le nom de lordre fondateur, elle constitue le plus vaste édifice religieux de style gothique de la ville.
Partiellement dissimulée par diverses constructions, léglise peut notamment saborder par sa porte au décor flamboyant ouverte autrefois sur le Rhône pour laccès des fidèles.
Classée Monument historique en 1921, rachetée par la ville en 1981, le monument a fait lobjet de fouilles et de récents travaux de restauration.
Sa mise en sécurité lui permet depuis peu daccueillir des manifestations temporaires, occasion dadmirer lampleur de ses volumes intérieurs.
Histoire
Après la destruction de leur couvent en 1361, les dominicains cherchèrent alors
Les chapelles intérieures
Ce premier couvent se situait un peu plus à louest de léglise actuelle.
Mais se trouvant trop à létroit, et inspirés par le nouvel élan de leur ordre, les dominicains manifestèrent le besoin dédifier une nouvelle église, construite entre 1448 et 1484 date de sa consécration sous le nom de Notre-Dame-de-Confort.
Les Dominicains y restent jusquà la Révolution.
Morcelée dès lors en 26 lots, vendue comme bien national à des particuliers, léglise, dépouillée de son mobilier, est occupée par des garages et des entrepôts.
Le cloître (1560-1585) fut détruit en 1858 pour lédification dune usine hydraulique.
Après la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics soucieux de la sauvegarde du monument rachètent les différentes parcelles.
Dabord partagé entre lEtat (Ministère de la Culture), et la commune dArles, lensemble des « Frères-Prêcheurs » devient propriété de la ville en 1981.
Localisation
La situation de l'église sur un plan du quartier
Descriptif
Labside polygonale, peu profonde, est également plus basse
La façade sud de la nef
Un ensemble complexe se développe côté Sud comprenant cinq autres chapelles.
Des contreforts situés à lextérieur, reçoivent par des arcs-boutants la poussée de la nef, voûtée sur croisée dogives.
Elle est éclairée par des fenêtres hautes situées entre les contreforts.
Des fouilles archéologiques menées entre 1985 et 1988 ont montré que les piliers nord de la nef reposent directement sur un mur antique fait de grandes pierres taillées et possédant un bossage des deux cotés.
Il semble quil en soit de même pour les piliers coté sud. Ces deux murs antiques étaient encore bien visibles au XVe siècle et ont déterminé la largeur de la nef de léglise.
Le choeur était décoré de vitraux datés de 1475 aujourd'hui disparus. Mais il en subsiste quelques fragments permettant de reconnaître des motifs floraux stylisés, jaunes et bruns, sur un fond de grisaille tirant sur le vert.
Ces vitraux dun dessin élégant avaient été réalisés par le maître avignonnais Thomas Grabusset.
La façade est divisée en deux parties par une tour descalier hexagonale qui donne accès à la tribune et à la toiture où sélèvait autrefois un clocher-arcade.
De part et dautres de la tourelle se trouvaient des portes lune au nord pour les fidèles, lautre au sud pour les frères. Une autre entrée existait au sud-est, dans la quatrième croisée.
Léglise subit encore plusieurs modifications. Ainsi un cloître, aujourdhui disparu, sauf quelques éléments conservés dans les maisons voisines, fut ajouté entre 1560 et 1581.
Au niveau de la seconde travée, laccès paroissial comporte lanté-chapelle, adaptée en 1608 par Claude de Bourges, et décorée par lui en 1609 dun portail caractéristique du style maniériste.
Il fut sculpté par Mamet Simon. Deux enfeus de même facture ont été aménagés sur deux des piles nord de la nef.
Aux yeux des contemporains, le décor de la nef et des chapelles en faisait lune des plus belles églises dArles.
Son parti architectural venu du Languedoc, sest répandu dans la région avignonnaise avant de se diffuser en Provence où il sest maintenu jusquau XVIIe siècle.
Restauration
Ces travaux ont été entièrement
Intérieur de la nef durant
les fouilles archéologiques
De 1975 à 1985, les travaux, menés par Jean Sonnier, puis par Jean-Pierre Dufoix, ont concerné la remise en état des couvertures en dalles de pierre.
La restauration sest limitée à la réfection des joints défectueux et au remplacement en pierre dEspeil des dalles inutilisables.
Parallèlement, les parties supérieures de la tourelle permettant laccès à la toiture ont été rétablies. Lescalier a été reconstitué selon le modèle des douze marches inférieures en état.
A louest, les deux baies hautes de la nef ont retrouvé leur meneau et leur remplage.
En 1984, le curetage intérieur de léglise, défigurée par de nombreux cloisonnements et planchers, a mis au jour les vestiges de remarquables sculptures XVe et XVIIe siècles.
Dès lors, la sauvegarde de ce décor exceptionnel, fort dégradé, devenait une priorité pour la ville. Auparavant, il fallut pourtant assurer la confortation de la chapelle des Pénitents-Bleus, gravement endommagée par leffondrement de sa couverture.
La remise en état de celle-ci en conservant le maximum déléments, reconstitution dun contrefort mutilé et reprise des parements en roche dEspeil.
Engagé en 1987, le programme de restauration des baies sest achevé en 1989, pour la façade nord. La restauration exige en outre une consolidation de toutes les ouvertures, ainsi que la vérification et le rétablissement des feuillures.
La dalle du sol vient dêtre refaite en béton et pour mener à bien luvre de présentation et de réutilisation à des fins culturelles de léglise des Dominicains, des travaux indispensables de nettoyage, de consolidation, de réfection des sculptures et daménagement intérieur (programme de vitraux contemporains) restent à réaliser.
Evenement

Limportance de sa surface, lampleur et lélégance de ses volumes, les multiples éclairages de ses hautes baies se prêtent à la mise en scène dexpositions et dinstallations artistiques denvergure.
Depuis 2002, elle est notamment utilisée par les Rencontres Internationales de la Photographie.
Visite
Partiellement visible de l'extérieur.Ouverture exceptionnelle
lors de manifestations culturelles (Rencontres internationales de la Photographie en été) et aux Journées du Patrimoine (septembre).
Activités dans les monuments
6 monuments romains ou romans à découvrir
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Présentation générale de la ville
Histoire
Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.
César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…
Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.
La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.
Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.
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