Mas de Camargue
Présentation
Elément essentiel de lexploitation du territoire, le mas reste pourtant fort discret dans le paysage du delta du fait de son implantation clairsemée et protégée du mistral.
Véritable unité
Ce sont aussi lexpansion de lintervention humaine sur le milieu, la modernisation et la diversification des ressources exploitées, qui ont pu en faire de riches domaines.
Le mas ressort en quelque sorte vainqueur d'une lutte ancestrale : celle de lhomme contre le fleuve, la mer, la terre, le sel et le vent.
Avec ces vastes territoires clos et peu accessibles, il soppose finalement à limage emblématique, bien quincomplète, dune Camargue « sauvage ».
« Nul ne naît ni ne meurt en Camargue » disait autrefois un dicton arlésien alors que les rigueurs climatiques du milieu incitaient les propriétaires à résider en ville.
Depuis bien longtemps, tout en conservant sa vocation agricole initiale, le mas a su se faire confortable résidence à larchitecture soignée.
Véritable unité
Le Mas du Pont de Rousty
Ce sont aussi lexpansion de lintervention humaine sur le milieu, la modernisation et la diversification des ressources exploitées, qui ont pu en faire de riches domaines.
Le mas ressort en quelque sorte vainqueur d'une lutte ancestrale : celle de lhomme contre le fleuve, la mer, la terre, le sel et le vent.
Avec ces vastes territoires clos et peu accessibles, il soppose finalement à limage emblématique, bien quincomplète, dune Camargue « sauvage ».
« Nul ne naît ni ne meurt en Camargue » disait autrefois un dicton arlésien alors que les rigueurs climatiques du milieu incitaient les propriétaires à résider en ville.
Depuis bien longtemps, tout en conservant sa vocation agricole initiale, le mas a su se faire confortable résidence à larchitecture soignée.
Histoire
La mer le fleuve et lhomme coexistent en Camargue depuis la Protohistoire.
Si lapparition de domaines bâtis et villages, intervient dès le Moyen Age, le mas avec son identité actuelle, date
Cest à partir des XIe-XIIe siècles, que lexploitation des multiples ressources du milieu, conduit à une organisation de lespace et à une empreinte architecturale significatives.
Au cours des siècles apparaissent ainsi des constructions à vocation agricole, domestique, voire défensive. A linverse, danciennes tours fortifiées désarmées sont intégrées dans des mas, telle celui de Tourvieille.
Le type architectural est agrandi et remanié surtout vers les XVIIe et XVIIIe siècles. Le cours du Grand Rhône est alors définitivement fixé (1711) et le défrichement intensif du terroir sest poursuivi.
Par ailleurs, lamélioration des communications permet dacheminer la pierre, inexistante en Camargue.
Les riches constructions se multiplient alors et témoignent de la prospérité que connaissent les grands propriétaires camarguais.
Le mas a acquis sa définition actuelle jusquà devenir dans bien des cas résidence aristocratique à larchitecture soignée.
Au XIXe siècle, lendiguement du fleuve est réalisé et de nouvelles cultures apparaissent. La viticulture, aujourdhui redevenue marginale, connaît une forte expansion en échappant en 1872 à la crise du phylloxera.
Une première rizière en Camargue est attestée en 1864.
Au XXe siècle, le delta fait lobjet dun vaste plan de gestion hydraulique, utilisant de nombreux canaux de drainage ou irrigation et stations de pompages.
Lélevage de taureaux et la riziculture connaissent une forte expansion, à laquelle létendue des domaines peut répondre.
Le mas, devenu habitat confortable, participe également au développement du tourisme.
Si lapparition de domaines bâtis et villages, intervient dès le Moyen Age, le mas avec son identité actuelle, date
Dessin de Pierre Véranreprésentant
un mas au XIXe siècle
Cest à partir des XIe-XIIe siècles, que lexploitation des multiples ressources du milieu, conduit à une organisation de lespace et à une empreinte architecturale significatives.
Au cours des siècles apparaissent ainsi des constructions à vocation agricole, domestique, voire défensive. A linverse, danciennes tours fortifiées désarmées sont intégrées dans des mas, telle celui de Tourvieille.
Le type architectural est agrandi et remanié surtout vers les XVIIe et XVIIIe siècles. Le cours du Grand Rhône est alors définitivement fixé (1711) et le défrichement intensif du terroir sest poursuivi.
Par ailleurs, lamélioration des communications permet dacheminer la pierre, inexistante en Camargue.
Les riches constructions se multiplient alors et témoignent de la prospérité que connaissent les grands propriétaires camarguais.
Le mas a acquis sa définition actuelle jusquà devenir dans bien des cas résidence aristocratique à larchitecture soignée.
Au XIXe siècle, lendiguement du fleuve est réalisé et de nouvelles cultures apparaissent. La viticulture, aujourdhui redevenue marginale, connaît une forte expansion en échappant en 1872 à la crise du phylloxera.
Une première rizière en Camargue est attestée en 1864.
Au XXe siècle, le delta fait lobjet dun vaste plan de gestion hydraulique, utilisant de nombreux canaux de drainage ou irrigation et stations de pompages.
Lélevage de taureaux et la riziculture connaissent une forte expansion, à laquelle létendue des domaines peut répondre.
Le mas, devenu habitat confortable, participe également au développement du tourisme.
Localisation

Descriptif
Dans la diversité du milieu camarguais, le mas traditionnel regroupe plusieurs entités : hautes terres irriguées et cultivées, terres basses et salées vouées à lélevage (moutons, chevaux, taureaux),
Implantés à proximité des bras du Rhône, premiers axes de transports, ils étaient initialement construits sur des bourrelets alluviaux laissés par les divagations du fleuve, à labri relatif des inondations du fleuve non encore endigué.
En labsence de pierre en Camargue, les premières constructions en grosse maçonnerie réemploient les matériaux de monuments antiques. Plus tard, on fait venir la pierre de Beaucaire ou de Fontvieille.
Le mas comporte le plus souvent un étage et sa façade est orientée au sud. Son plan caractéristique présente au centre un corps de logis allongé dont les murs extérieurs sont souvent en maçonnerie de moellons recouverts denduit, ou en calcaire appareillé.
Cet édifice principal est flanqué de remises et de bâtiments dédiées à divers usages : poulailler, pigeonnier, bergerie, grange,
Certaines de ces constructions annexes (logements ouvriers par exemple) conserveront longtemps la facture traditionnelle des cabanes, utilisant les matériaux du cru : bois, terre, roseau.
En raison de leur fragilité et inflammabilité -et nouvelle vocation touristique oblige- ces équipements sont aujourdhui pour la plupart reconstruits en dur et souvent dévolus à dautres usages.
Elévation sud du Mas du Pont de Rousty
Implantés à proximité des bras du Rhône, premiers axes de transports, ils étaient initialement construits sur des bourrelets alluviaux laissés par les divagations du fleuve, à labri relatif des inondations du fleuve non encore endigué.
En labsence de pierre en Camargue, les premières constructions en grosse maçonnerie réemploient les matériaux de monuments antiques. Plus tard, on fait venir la pierre de Beaucaire ou de Fontvieille.
Le mas comporte le plus souvent un étage et sa façade est orientée au sud. Son plan caractéristique présente au centre un corps de logis allongé dont les murs extérieurs sont souvent en maçonnerie de moellons recouverts denduit, ou en calcaire appareillé.
Cet édifice principal est flanqué de remises et de bâtiments dédiées à divers usages : poulailler, pigeonnier, bergerie, grange,
Certaines de ces constructions annexes (logements ouvriers par exemple) conserveront longtemps la facture traditionnelle des cabanes, utilisant les matériaux du cru : bois, terre, roseau.
En raison de leur fragilité et inflammabilité -et nouvelle vocation touristique oblige- ces équipements sont aujourdhui pour la plupart reconstruits en dur et souvent dévolus à dautres usages.
Restauration
Evenement
Visite
Les mas camarguais ne se prêtent guère à la visite. Les terrains sont clôturés en raison des troupeaux, et les bâtiments ne sont tout au plus que partiellement visibles de lextérieur.On pourra cependant découvrir de plus près le Mas du Pont de Rousty, siège de la Fondation du Parc Naturel Régional de Camargue, dont lancienne bergerie abrite le Musée de la Camargue, ouvert au public (tél. 33 (04) 90 97 10 82. Il se situe à une douzaine de kilomètres au sud-ouest dArles, à proximité de la route des Saintes-Maries-de-la-Mer.
Par ailleurs certains mas organisent des visites ou accueillent le public à l'occasion de certaines activités saisonnières, telles les ferrades. Consulter pour information le site de l'Office de tourisme, en lien en haut à droite de cette page (I).


















