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Eglise des Dominicains (Frères-Prêcheurs)

1484
Présentation
Initialement établis dès 1231 hors les murs, les frêres prêcheurs ou Dominicains, se replient au XIVe siècle au bord du Rhône pour y construire leur couvent.

L’ensemble conventuel s’étendra

Façade ouest de l'église

progressivement jusqu’à l’édification d’une monumentale église achevée à la fin du XVe siècle, et consacrée sous le nom de Notre-Dame-de-Confort.

Aujourd’hui connue sous le nom de l’ordre fondateur, elle constitue le plus vaste édifice religieux de style gothique de la ville.

Partiellement dissimulée par diverses constructions, l’église peut notamment s’aborder par sa porte au décor flamboyant ouverte autrefois sur le Rhône pour l’accès des fidèles.

Classée Monument historique en 1921, rachetée par la ville en 1981, le monument a fait l’objet de fouilles et de récents travaux de restauration.

Sa mise en sécurité lui permet depuis peu d’accueillir des manifestations temporaires, occasion d’admirer l’ampleur de ses volumes intérieurs.

Histoire
L’ordre des frères prêcheurs, fondé vers 1215 par saint Dominique, était installé hors les murs depuis 1231.

Après la destruction de leur couvent en 1361, les dominicains cherchèrent alors

Les chapelles intérieures

un refuge à l’intérieur de l’enceinte, en plein cœur du quartier de la Juiverie.

Ce premier couvent se situait un peu plus à l’ouest de l’église actuelle.

Mais se trouvant trop à l’étroit, et inspirés par le nouvel élan de leur ordre, les dominicains manifestèrent le besoin d’édifier une nouvelle église, construite entre 1448 et 1484 date de sa consécration sous le nom de Notre-Dame-de-Confort.

Les Dominicains y restent jusqu’à la Révolution.

Morcelée dès lors en 26 lots, vendue comme bien national à des particuliers, l’église, dépouillée de son mobilier, est occupée par des garages et des entrepôts.

Le cloître (1560-1585) fut détruit en 1858 pour l’édification d’une usine hydraulique.

Après la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics soucieux de la sauvegarde du monument rachètent les différentes parcelles.

D’abord partagé entre l’Etat (Ministère de la Culture), et la commune d’Arles, l’ensemble des « Frères-Prêcheurs » devient propriété de la ville en 1981.

Localisation

La situation de l'église sur un plan du quartier

L’église des Dominicains se trouve au nord du centre ville dans le quartier du Méjan, non loin du Rhône et des thermes de Constantin. On accède à sa porte ouest depuis le quai du fleuve, et à sa porte sud, par la rue du Docteur-Fanton.

Descriptif
De style gothique méridional, l’église est à nef unique et comporte cinq travées bordées de chapelles latérales plus basses.

L’abside polygonale, peu profonde, est également plus basse

La façade sud de la nef

que la nef.

Un ensemble complexe se développe côté Sud comprenant cinq autres chapelles.

Des contreforts situés à l’extérieur, reçoivent par des arcs-boutants la poussée de la nef, voûtée sur croisée d’ogives.

Elle est éclairée par des fenêtres hautes situées entre les contreforts.

Des fouilles archéologiques menées entre 1985 et 1988 ont montré que les piliers nord de la nef reposent directement sur un mur antique fait de grandes pierres taillées et possédant un bossage des deux cotés.

Il semble qu’il en soit de même pour les piliers coté sud. Ces deux murs antiques étaient encore bien visibles au XVe siècle et ont déterminé la largeur de la nef de l’église.

Le choeur était décoré de vitraux datés de 1475 aujourd'hui disparus. Mais il en subsiste quelques fragments permettant de reconnaître des motifs floraux stylisés, jaunes et bruns, sur un fond de grisaille tirant sur le vert.

Ces vitraux d’un dessin élégant avaient été réalisés par le maître avignonnais Thomas Grabusset.

La façade est divisée en deux parties par une tour d’escalier hexagonale qui donne accès à la tribune et à la toiture où s’élèvait autrefois un clocher-arcade.

De part et d’autres de la tourelle se trouvaient des portes l’une au nord pour les fidèles, l’autre au sud pour les frères. Une autre entrée existait au sud-est, dans la quatrième croisée.

L’église subit encore plusieurs modifications. Ainsi un cloître, aujourd’hui disparu, sauf quelques éléments conservés dans les maisons voisines, fut ajouté entre 1560 et 1581.

Au niveau de la seconde travée, l’accès paroissial comporte l’anté-chapelle, adaptée en 1608 par Claude de Bourges, et décorée par lui en 1609 d’un portail caractéristique du style maniériste.

Il fut sculpté par Mamet Simon. Deux enfeus de même facture ont été aménagés sur deux des piles nord de la nef.

Aux yeux des contemporains, le décor de la nef et des chapelles en faisait l’une des plus belles églises d’Arles.

Son parti architectural venu du Languedoc, s’est répandu dans la région avignonnaise avant de se diffuser en Provence où il s’est maintenu jusqu’au XVIIe siècle.

Restauration
Dans les années 1980, la ville d’Arles a engagé une importante restauration de l’édifice pour le mettre hors d’eau et assurer la consolidation de ses maçonneries.

Ces travaux ont été

Intérieur de la nef durant
les fouilles archéologiques

entièrement financés par l’Etat au titre des dommages de guerre.

De 1975 à 1985, les travaux, menés par Jean Sonnier, puis par Jean-Pierre Dufoix, ont concerné la remise en état des couvertures en dalles de pierre.

La restauration s’est limitée à la réfection des joints défectueux et au remplacement en pierre d’Espeil des dalles inutilisables.

Parallèlement, les parties supérieures de la tourelle permettant l’accès à la toiture ont été rétablies. L’escalier a été reconstitué selon le modèle des douze marches inférieures en état.

A l’ouest, les deux baies hautes de la nef ont retrouvé leur meneau et leur remplage.

En 1984, le curetage intérieur de l’église, défigurée par de nombreux cloisonnements et planchers, a mis au jour les vestiges de remarquables sculptures XVe et XVIIe siècles.

Dès lors, la sauvegarde de ce décor exceptionnel, fort dégradé, devenait une priorité pour la ville. Auparavant, il fallut pourtant assurer la confortation de la chapelle des Pénitents-Bleus, gravement endommagée par l’effondrement de sa couverture.

La remise en état de celle-ci en conservant le maximum d’éléments, reconstitution d’un contrefort mutilé et reprise des parements en roche d’Espeil.

Engagé en 1987, le programme de restauration des baies s’est achevé en 1989, pour la façade nord. La restauration exige en outre une consolidation de toutes les ouvertures, ainsi que la vérification et le rétablissement des feuillures.

La dalle du sol vient d’être refaite en béton et pour mener à bien l’œuvre de présentation et de réutilisation à des fins culturelles de l’église des Dominicains, des travaux indispensables de nettoyage, de consolidation, de réfection des sculptures et d’aménagement intérieur (programme de vitraux contemporains) restent à réaliser.

Evenement

A terme, l’église des Dominicains restaurée a vocation à devenir un nouveau lieu de manifestations culturelles.

L’importance de sa surface, l’ampleur et l’élégance de ses volumes, les multiples éclairages de ses hautes baies se prêtent à la mise en scène d’expositions et d’installations artistiques d’envergure.

Depuis 2002, elle est notamment utilisée par les Rencontres Internationales de la Photographie.

Visite
Partiellement visible de l'extérieur.

Ouverture exceptionnelle
lors de manifestations culturelles (Rencontres internationales de la Photographie en été) et aux Journées du Patrimoine (septembre).

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Présentation

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Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

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Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

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