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Cirque romain

149
Présentation
Le plus vaste monument romain, le cirque, ne pouvait trouver sa place qu’en dehors de la ville.

C’est au sud-ouest de la cité, au bord du Rhône, qu’il fut édifié au IIe siècle.

Il

Le cirque représenté sur la
maquette de l'Arles antique

servait essentiellement aux courses de chevaux et de chars, mais aussi parfois à des combats de cavalerie et à des venationes, sorte de chasses à courre.

Sa construction n’a pas du être aisée. Compte tenu de la nature instable du terrain, il du être édifié sur des milliers de pieux en bois.

De ses matériaux et décorations, dispersées à la fin de l’Empire, il ne reste que peu de pièces.

Certaine ont servi de réemploi, quelques unes sont exposées au musée départemental Arles antique.

Son plus somptueux ornement est cependant fort célèbre : il s’agit de l’obélisque installé au XVIIe siècle devant l’hôtel de ville.

Histoire
Le cirque romain d’Arles a été édifié en 149 après J.-C., représentant la plus importante extension urbaine de cette époque.

Cette datation montre que les aménagements de l’époque

Représentation sculptée d'un char

flavienne se sont poursuivit jusque sous l’empereur Antonin le Pieux, à l’apogée de l’Empire.

Une refonte drastique de l’édifice eu lieu au IVe siècle. Les fouilles ont montré que la spina avait été détruite en partie puis restructurée avec un nouveau décor de plaquage de marbre et un obélisque.

De petites habitations apparaissent autour du cirque et dans les alvéoles au Ve siècle, alors que des courses ont encore lieu.

Au milieu du VIe siècle le monument sera détruit lorsqu’on eut besoin de ses pierres pour renforcer les murailles de la ville.

Les crues du Rhône auront tôt fait de recouvrir le site d’alluvions, et les vestiges du cirque ne seront exhumés qu’au XVIIe et XIXe siècle, avant d’être plus profondément fouillées au XXe siècle.

Localisation

Le cirque se situe au sud-est du centre ville, entre le Rhône et le canal de Port-de-Bouc. Son emprise initiale l'amenait jusqu'à l'ouest de l'actuel quartier de la Roquette.

Descriptif
Le cirque d’Arles mesurait 450 mètres des long et 101 mètres de large.

Il comportait des gradins pouvant accueillir 20 000 spectateurs, et une vaste arène damée, dotée d’une longue séparation

Maquette du cirque romain

centrale, la spina (l’« épine »).

Celle-ci, décorée de sculptures et de bassins se terminait à ces deux extrémités par des bornes (ou metae) que les concurrents s’efforçaient de passer au plus près.

La piste était entourée par un mur (le podium), suffisamment haut pour protéger les spectateurs.

Les gradins reposaient sur une structure architecturale modulaire de chambres fermées par des voûtes rampantes, assez proche de celle d’un amphithéâtre.

En raison de l’instabilité du sol argileux, de savantes fondations furent nécessaires. Elles se composaient de 30 000 pieux de bois longs de 2 à 3m50.

Aujourd’hui, seuls demeurent visibles en contrebas du musée, des restes de la substruction de la cavea (gradins), de l’extérieur de la spendone, partie arrondie du cirque.

Restauration
Evenement
Visite
Les vestiges du cirque romain sont visibles devant le musée départemental Arles antique.

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La commune d'Arles et ses hameaux

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- Villeneuve

Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.