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Hôtel de ville

1676
Présentation
En plein cœur de la cité, symbole du pouvoir et témoin d’un siècle de magnificence, l’hôtel de ville clôt magistralement la perspective de la place de la République.

Achevé en 1676,

L'hôtel de ville aujourd'hui

après maintes études et un chantier laborieux, il marque le triomphe de l’architecture classique, inspirée notamment par Jules Hardouin-Mansart, nommé la même année architecte de Louis XIV.

Il remplace une ancienne maison commune qui s’élevait entre la maison du roi (ancien palais des Podestats) et la tour de l’horloge que les édiles voulurent conserver.

L’édifice est particulièrement admirable par la richesse de son décor, sculpté en grande partie par l’Arlésien Jean Dedieu, et par la voûte en berceaux de son vestibule, audace technique pour l’époque.

Il est pour l’essentiel classé Monument historique, et n’en demeure pas moins le siège des élus et d’une partie de l’administration municipale.

Histoire
L’édification de l’hôtel de ville s’inscrit dans le contexte historique du « Grand siècle » et à la faveur d’un épisode particulièrement fastueux et opulent de l’histoire de la ville.

Autographe de Jules Hardouin-Mansart



Il fallut cependant près de vingt ans pour que le projet voit le jour.

En 1657, le conseil de ville souhaita ériger un bel hôtel de ville à la place de la maison commune qui datait de la fin du Moyen Age, entre l’ancien palais des Podestats et la tour de l’horloge.

Divers projets proposés furent rejetés avant celui de l’Avignonnais La Valfenière en 1666, qui connut un début d’exécution, abandonnée en quelques mois.

Ce n’est qu’en 1673 que le projet définitif commença. Il émanait de l’architecte arlésien Jacques Peytret.

Cependant, Jules Hardouin-Mansart, de passage dans la ville, fut sollicité pour donner son avis, notamment sur la façon de voûter le vestibule. C’est à lui, en effet, que l’on doit ce chef d’œuvre de la stéréotomie (art de la taille des matériaux de construction). L’audace de la solution inquiétant quelque peu les consuls, le chantier fut un moment retardé.

L’architecte n’hésita pas, par ailleurs, à dissimuler entièrement la base de la tour de l’horloge derrière les façades nord et est.

Hormis quelques autres aménagements, le projet de Peytret pu être poursuivi et achevé en mars 1676.

Localisation

La façade sud de l’hôtel de ville borde la place de la République, entre les églises Saint-Trophime et Sainte-Anne. Sa façade nord s’intègre entre le palais des Podestats et la tour de l’horloge, sur le plan de la Cour.

Descriptif
L’hôtel de Ville marque le triomphe du style classique.

Elevé sur trois niveaux, il présente un rez-de-chaussée traité comme un socle, avec un décor de bossages.

Le premier étage,

Elévation de la façade
sud de l'hôtel de ville

dit “noble”, possède un imposant décor central où des doubles colonnes encadrent une porte-fenêtre qui ouvre sur un balcon à balustrade de pierre.

Le deuxième étage est dominé par un fronton central où figure un soleil, symbole de Louis XIV, un décor de balustres et de pots-à-feu.

La voûte plate du vestibule est formée de deux berceaux perpendiculaires d’inégales largeurs et de lunettes en anse de panier. Elle retombe sur chacun des côtés du vestibule sur des doubles colonnes.

Le départ de l’escalier d’honneur qui conduit à la salle du conseil, est encadré par deux lions de pierre sculptés par Jean Dedieu, sculpteur arlésien, qui réalisa l’essentiel du décor, tant intérieur qu’extérieur. Une partie de celui-ci a disparu à la Révolution.

La salle du conseil a conservé un très beau décor de boiseries du XVIIIe siècle réalisé par Laurent Bondon à qui l’on doit aussi le plafond.

Les médaillons dont il est paré, peints par Mandon de Cazan, représentent les monuments antiques d’Arles. Les ornements en relief furent exécutés par Antoine Reynaud.

Au-dessus des lambris sont dressés des pilastres cannelés encadrant les trophées. Les cadres qui ornent la salle sont intégrés dans les boiseries et présentent des peintures de Jean Roche (vers 1920).

Restauration

Croûte noire sur la pierre
avant restauration

Au XIXe siècle, l’hôtel de ville connut quelques travaux de restauration, dont le placage en pierre dure au bas des façades, la réfection des balustres et pots-à-feu, la consolidation de la charpente et la réfection du dallage du vestibule.

Au XXe siècle, l’effort porta principalement sur les toitures, l’escalier d’honneur et le vestibule.

En 2003 débute la restauration des façades, à commencer par celle qui clôt la place de la République (façade sud).

Les divers matériaux de l’édifice sont en effet dégradés par diverses causes, principalement érosion éolienne et pluviale, pollution atmosphérique et déjections de pigeons.

Evenement
Visite
Visible de l’extérieur ; vestibule ouvert au public en journée ; la salle d’honneur est accessible à l’occasion de certaines manifestations de la vie publique.

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Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.

Jeux éducatifs :

Drôle de Labyrinthe à l'amphithéâtre :

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Trouve moi si tu peux au théâtre antique :

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