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Cryptoportiques

Fin Ier siècle avant J.-C.
Présentation
Les cryptoportiques forment le soubassement, la partie cachée du forum, place publique centrale d'une ville romaine.

Du forum arlésien proprement dit, on connaît peu de choses.

Quelques

La galerie ouest des cryptoportiques

éléments seulement (décoration, aménagement), permettent d'en dater le début des travaux, quelques années après la fondation de la colonie.

Ces fondations sont destinées à stabiliser la vaste esplanade sur un terrain naturellement en pente.

Elles se présentent sous la forme de trois galeries formant un U ouvert vers l’est.

La galerie sud est creusée dans le rocher, tandis qu’au nord, le terrain est remblayé de plusieurs mètres, ce qui a permis la conservation de vestiges de la ville préromaine.

Le niveau de circulation actuelle correspond assez bien à celui du sol antique de la ville, qui était largement plus bas.

Seule la galerie nord, en raison de la pente du terrain, s’ouvrait sur une place, ancêtre de notre actuelle place du Forum.

Une quatrième galerie, caractérisée par l’emploi de briques, témoigne probablement d’une restructuration de l'édifice durant l’Antiquité tardive.

Histoire
L’édification des cryptoportiques assure une vaste terrasse devant supporter le forum.

C'est l’une des premières réalisations urbaines de la nouvelle colonie romaine fondée en 46 Av. J-C.

chapiteau de la colonnade du forum



Cependant subsistent dans la galerie nord des murs de l’époque protohistorique, témoins d'une construction antérieure.

Hormis les transformations de l’Antiquité tardive, qui relève de l’histoire du forum, les galeries initiales n’étaient pas accessibles au public.

Au début du Ve siècle, tandis que le site commençait à être spolié, les cryptoportiques furent cloisonnés pour servir de caves à des particuliers.

Au milieu de la galerie sud, coté interne, subsistent des vestiges longtemps considérés comme les traces d’un plancher en bois.

Cependant, une étude a démontré qu’il s’agissait d’un dépotoir de bois datable du début du Ve siècle.

A l’extrémité de cette même galerie, qui se trouve directement sous l'hôtel de ville, on peut observer d’anciennes prisons par les soupireaux.

Du fait de ces transformations, le passé du monument demeura longtemps une énigme. On y vit un temps, des catacombes.

A l’occasion du chantier de l’hôtel de ville au, XVIIe siècle, on s’interroge sur l’origine romaine de l’édifice.

Lors de l'érection de l'obélisque, on découvre les vestiges de thermes et on fait, à tort, des cryptoportiques un vaste bassin.

En 1737, un incendie dans les sous-sols de l’église Saint-Lucien, connue depuis le Xe siècle, révèle un frise sculptée confirmant cette hypothèse.

En 1951, le déblaiement des galeries permettra de mettre au jour un dépôt de marbre contenant divers fragments de statuaire et d’inscriptions dont l’une à l’adresse de l’empereur Auguste.

Ces découvertes apportèrent la preuve de l’identité réelle des cryptoportiques et de l’importance du culte impérial lié au forum romain.

Localisation

Rapporté à la topographie actuelle du quartier en surface, la galerie nord se situe en limite sud de la place du forum, et la galerie sud court sous l’hôtel de ville et le palais des Podestats. L’accueil du public se fait à l’angle sud-est de l’édifice, par le vestibule de l'hôtel de ville.

Descriptif
Les galeries nord et sud des cryptoportiques mesurent 90 mètres ; la galerie ouest, qui les relie, 60 mètres. Leur largeur atteint presque dix mètres.

Le niveau de circulation est sensiblement

Coupe du forum et des cryptoportiques

le même qu’à l’époque de construction, mais quelque six mètres sous le niveau de la ville actuelle.

Chaque branche est en fait composée d'une double galerie, composée de deux voûtes en berceau parallèle, retombant sur une série d’arcades au cintre très surbaissé.

Celles-ci reposent sur des piliers rectangulaires, remarquables ouvrages en grand appareil.

Les galeries étaient ventilées et éclairées par des soupiraux. Elles n’étaient accessibles que par deux entrées de service ce qui montrent qu'elles n'étaient pas accessibles au public à l'époque romaine.

C'est la galerie nord, plus complexe, qui s’ouvrait vers l’extérieur. Les deux entrées étroites qui permettaient d’y accéder encadraient une série de boutiques.

Ultérieurement elle fut partiellement condamnée par l’édification des substructions d’un petit temple qui fut construit sur le forum.

Quoique ne faisant pas partie des cryptoportiques proprement dits, une quatrième galerie double la galerie nord.

Caractérisée par l’emploi de briques dans les murs et les voûtes, elle a été construite lors d’une restructuration complète du centre ville à l’Antiquité tardive et se trouve accolée aux anciennes boutiques de l’état augustéen.

Restauration

Galerie en cours de déblaiement

L’accès aux cryptoportiques, pillées et parcellisées, sera totalement fermé au Xe siècle, avec la construction de l’église Saint-Lucien.

Le long déblaiement de cave en cave et la fouille des galeries débuteront en 1935.

Des résultats particulièrement fructueux en 1951 permettront l’identification formelle de l’édifice.

En 1966, les galeries pourront être ouvertes au public, à partir de la chapelle des Jésuites, rue Balze, soit à l’angle sud-ouest de la structure.

Depuis juillet 2008, l'édifice est accessible à son extrémité sud-est, par le vestibule de l’hôtel de ville.

Evenement
Visite
Edifice ouvert au public


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Présentation générale de la ville

Histoire

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et un voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui, dès le VIe siècle av.J.-C., entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

César envoya en septembre 46 av. J.-C. les vétérans de la VIe légion qui fondèrent une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments : forum, temples…

Au XIIe siècle sont édifiés la primatiale Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître. En plein essor économique et géographique, Arles accueille les pèlerins qui se dirigent vers Saint-Jacques de Compostelle.

La ville connaît au milieu du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’Hôtel de ville, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, bordant les rues du secteur sauvegardé datant de cette époque.

Arles est aussi un lieu d’imaginaire. Par la splendeur des éléments naturels- le Rhône, la lumière, le vent- elle n’a cessé d’attirer des artistes. La ville se tourne aujourd’hui, par ses projets, vers la modernité.