Fouilles de l'esplanade
IIe sièclePrésentation
Cest à la faveur dun curieux « chassé-croisé » entre chantiers urbains, que sont découverts en 1976 les vestiges du site de lesplanade des Lices.
En effet, déplacé du jardin dHiver
Lenseignement principal tiré des fouilles porte sur lexistence dune première extension urbaine au sud de la cité romaine.
On croyait alors cette dernière limitée au tracé de lancien rempart antique (actuel boulevard des Lices).
On y découvrit également des vestiges de villas décorées de mosaïques, et lexistence du troisième établissement thermal que la ville connut dans lAntiquité.
Aujourdhui recouvert par protection, lavenir du site sinscrit dans un projet durbanisme à léchelle de lesplanade.
En effet, déplacé du jardin dHiver
La mosaïque de Leda sur site
Lenseignement principal tiré des fouilles porte sur lexistence dune première extension urbaine au sud de la cité romaine.
On croyait alors cette dernière limitée au tracé de lancien rempart antique (actuel boulevard des Lices).
On y découvrit également des vestiges de villas décorées de mosaïques, et lexistence du troisième établissement thermal que la ville connut dans lAntiquité.
Aujourdhui recouvert par protection, lavenir du site sinscrit dans un projet durbanisme à léchelle de lesplanade.
Histoire
Comme pour le site voisin du jardin dHiver, lesplanade connaît un premier habitat dépoque grecque.
Mais ce nest quau IIe siècle après J.-C. quapparaît une véritable organisation urbaine indigène.
Dabord zone artisanale, le lieu cède rapidement la place à un riche quartier résidentiel aux somptueuses villas.
Il constitue la première extension méridionale de la cité romaine, hors du rempart, que lon a percé, semble t-il, pour loccasion.
Le lieu subit un profond remaniement dès la fin du IIe siècle, date probable de la construction de thermes, et de la réfection de la voie dallée nord-sud, telle quon a pu la dater à sa découverte.
Comme les autres site urbains périphériques (tel celui de Trinquetaille), le quartier de lesplanade disparaît vers 260-275, notamment sinistré par des incendies aux causes mal élucidées.
Il survivra cependant quelque temps sous forme de ruines.
Les thermes seront investis par des chaufourniers (fabriquant de chaux) qui en récupèreront les dalles de marbre. Létablissement sera finalement démoli au milieu du IVe siècle.
Malgré la trace dune éphémère habitation au Ve siècle, le quartier sera définitivement abandonné au VIe siècle et ses vestiges disparaîtront peu à peu sous décombres et remblais.
Le quartier repérable sur le plan-maquette
de l'Arles antique
Mais ce nest quau IIe siècle après J.-C. quapparaît une véritable organisation urbaine indigène.
Dabord zone artisanale, le lieu cède rapidement la place à un riche quartier résidentiel aux somptueuses villas.
Il constitue la première extension méridionale de la cité romaine, hors du rempart, que lon a percé, semble t-il, pour loccasion.
Le lieu subit un profond remaniement dès la fin du IIe siècle, date probable de la construction de thermes, et de la réfection de la voie dallée nord-sud, telle quon a pu la dater à sa découverte.
Comme les autres site urbains périphériques (tel celui de Trinquetaille), le quartier de lesplanade disparaît vers 260-275, notamment sinistré par des incendies aux causes mal élucidées.
Il survivra cependant quelque temps sous forme de ruines.
Les thermes seront investis par des chaufourniers (fabriquant de chaux) qui en récupèreront les dalles de marbre. Létablissement sera finalement démoli au milieu du IVe siècle.
Malgré la trace dune éphémère habitation au Ve siècle, le quartier sera définitivement abandonné au VIe siècle et ses vestiges disparaîtront peu à peu sous décombres et remblais.
Localisation

Descriptif
Neuf mois de fouilles s'échelonnent entre 1976, 1979 et 1984.
Elles ont permis détudier la topographie du site, de dater ses différents niveaux et éléments, et dexhumer de nombreux objets
Les deux éléments majeurs qui structurent le site sont le cardo (axe nord-sud de lurbanisme romain) et les vestiges du rempart antique, est-ouest.
Le premier présente une large voie dallée de pierre grise, assez friable, recouvrant un égout axial. Elle constitue une chaussée de 4 mètres de large, bordée de chaque côté par de larges trottoirs au sol de terre battue.
Le rempart antique a laissé visible, notamment dans langle nord-est du site, un mur épais de plus de 2 mètres, fondé sur des blocs quadrangulaires en calcaire tendre (molasse).
La construction est conservée par endroit jusquà plus dun mètre de hauteur. Subsiste également à proximité, un fragment de courtine.
Des riches villas ayant occupé lest du site, une seule pièce a été retrouvée. Elle présente une mosaïque dune grande qualité, malheureusement mutilée par les constructions postérieures.
Cette mosaïque de Leda, préservée sur le site, est la première à avoir été découverte en rive droite de la ville.
À louest du cardo, se trouvaient des thermes, dont le plan, faute de fouille complète, demeure hypothétique.
Après les fouilles, le site a été recouvert par une dalle, en 1976 dans sa partie orientale (sous loffice de tourisme), et plus récemment dans sa partie occidentale.
Un projet durbanisme relatif à lensemble de lesplanade est en cours détude, qui prévoit la mise en valeur des vestiges.
Elles ont permis détudier la topographie du site, de dater ses différents niveaux et éléments, et dexhumer de nombreux objets
Plan des fouilles
Les deux éléments majeurs qui structurent le site sont le cardo (axe nord-sud de lurbanisme romain) et les vestiges du rempart antique, est-ouest.
Le premier présente une large voie dallée de pierre grise, assez friable, recouvrant un égout axial. Elle constitue une chaussée de 4 mètres de large, bordée de chaque côté par de larges trottoirs au sol de terre battue.
Le rempart antique a laissé visible, notamment dans langle nord-est du site, un mur épais de plus de 2 mètres, fondé sur des blocs quadrangulaires en calcaire tendre (molasse).
La construction est conservée par endroit jusquà plus dun mètre de hauteur. Subsiste également à proximité, un fragment de courtine.
Des riches villas ayant occupé lest du site, une seule pièce a été retrouvée. Elle présente une mosaïque dune grande qualité, malheureusement mutilée par les constructions postérieures.
Cette mosaïque de Leda, préservée sur le site, est la première à avoir été découverte en rive droite de la ville.
À louest du cardo, se trouvaient des thermes, dont le plan, faute de fouille complète, demeure hypothétique.
Après les fouilles, le site a été recouvert par une dalle, en 1976 dans sa partie orientale (sous loffice de tourisme), et plus récemment dans sa partie occidentale.
Un projet durbanisme relatif à lensemble de lesplanade est en cours détude, qui prévoit la mise en valeur des vestiges.
