Commanderie Sainte-Luce
XIIIe XVe XVIe sièclesPrésentation
Cour intérieure de la commanderie
Elle réunit les caractéristiques dune vaste demeure provençale de la fin du Moyen Âge.
Lhistoire de lédifice est très marquée par lhistoire religieuse.
Tout dabord il abrite les templiers, puis, après lépisode dramatique de leur suppression, celle de lordre de Malte.
Histoire
Autre vue de la cour de la commanderie
Il devint ensuit la propriété des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, ou ordre de Malte, installés au XVIe siècle dans le Grand Prieuré voisin.
Des quatre corps du bâtiment, lun date probablement du XIIIe siècle, deux sont du XVe siècle, et un autre a été remanié au XVIe.
Lédifice a été restauré dans les années 1980.
Aujourd'hui il abrite des services du musée Réattu.
Localisation

Descriptif
Portail de l'édifice
Le bâtiment lui-même sorganise autour dune cour pourvue dun puits.
La façade ouest est percée de fenêtres à meneaux, surmontées dun important décor de moulures.
A langle de cette façade et de la façade nord, se trouve une tour hexagonale abritant un escalier à vis.
Des loggias à arcades permettent la circulation au rez-de-chaussée et aux étages.
La façade nord, bâtie en 1587, comporte un décor caractéristique de la Renaissance arlésienne.
Les fenêtres à meneaux à lorigine, mais modifiées au XVIIIe siècle, sont encadrées de pilastres cannelés tout à fait antiquisants.
Restauration
Dans les années 1980, une campagne de restauration très soignée de lédifice a été entreprise, avec le concours de lEtat et du Conseil général.
En premier lieu, le bâtiment a été
Lordonnance classique des façades extérieures, et côté cour, a ensuite été restituée, en conservant le caractère initial de la construction.
Enfin le porche sur rue a été rétabli avec son arc en plein cintre et son gâble (couronnement triangulaire) gothique.
Au moment de ces travaux, des fouilles archéologiques ont mis au jour dimportantes constructions antiques.
Il sagit dabord dune rue dallée, qui correspond sans doute à lextrémité nord du cardo maximus. Après la construction des thermes de Constantin (début du IVe s.), cette rue a été abandonnée et remblayée.
Durant lAntiquité tardive (Ve s.), on construisit sur ces vestiges un grand édifice rectangulaire, terminé au sud par une abside semi-circulaire, dont la fonction reste encore énigmatique.
Peu de temps après, des maisons ont été construites au sud de labside, qui souvrent sur une place dallée de plaques de pierres, de tuiles et de marbre.
Ces maisons semblent avoir été régulièrement entretenues et habitées jusquau XIIIe siècle.
En premier lieu, le bâtiment a été
Aperçu des fouilles
Lordonnance classique des façades extérieures, et côté cour, a ensuite été restituée, en conservant le caractère initial de la construction.
Enfin le porche sur rue a été rétabli avec son arc en plein cintre et son gâble (couronnement triangulaire) gothique.
Au moment de ces travaux, des fouilles archéologiques ont mis au jour dimportantes constructions antiques.
Il sagit dabord dune rue dallée, qui correspond sans doute à lextrémité nord du cardo maximus. Après la construction des thermes de Constantin (début du IVe s.), cette rue a été abandonnée et remblayée.
Durant lAntiquité tardive (Ve s.), on construisit sur ces vestiges un grand édifice rectangulaire, terminé au sud par une abside semi-circulaire, dont la fonction reste encore énigmatique.
Peu de temps après, des maisons ont été construites au sud de labside, qui souvrent sur une place dallée de plaques de pierres, de tuiles et de marbre.
Ces maisons semblent avoir été régulièrement entretenues et habitées jusquau XIIIe siècle.



