Église Saint-Honorat
XIIe sièclePrésentation
L'église Saint-Honorat aujourd'hui
L'abbaye dans son ensemble est entièrement reconstruite au XIIe siècle.
L'église visible aujourd'hui est de style roman provençal. Elle n'a pas été achevée et une cour occupe l'espace où devait être construite la nef.
La partie construite est surmontée par une lanterne des Morts dont le style s'inspire de l'architecture de l'amphithéâtre romain. Cette tour domine le cimetière.
Au XVIIIe siècle, cette cour fut un véritable musée en plein air, présentant sarcophages, stèles funéraires, restes de mausolées antiques.
Aujourd'hui, planté de cyprès, ce lieu plein de poésie inspira bien des artistes.
Histoire
Lhistoire monumentale de léglise Saint-Honorat na pas encore été tout à fait élucidée.
Léglise romane réutilise dans sa crypte une abside antérieure dont la date est incertaine.
Dans un second temps, postérieur sans doute à la reprise de léglise par les moines de Saint-Victor, au XIe s., léglise fut prolongée vers louest et surélevée en la décorant de nouvelles fenêtres au sud.
De cette seconde construction, il ne subsiste pour lessentiel que le mur sud.
Au second quart du XIIe siècle, on décida de reconstruire léglise tout en conservant les murs de la première nef. La crypte sous la vaste abside principale surélevée contenait les reliques de saint Genest, dHonorat et dautres saints évêques des premiers temps chrétiens.
Au XVIe siècle, le transept fut modifié par la construction dépais massifs cylindriques destinés à consolider les piliers romans.
Lédifice, dont la construction fut abandonnée daprès les textes - au début du XIIIe siècle, accueillit par la suite des enfeux (niches funéraires dans les murs, destinées à recevoir des tombes).
Du XVe au XVIIe siècles, datent les nombreuses chapelles funéraires, aujourdhui en partie détruites, qui vinrent se greffer autour de la vénérable église.
Léglise romane réutilise dans sa crypte une abside antérieure dont la date est incertaine.
Gravure du musée public d'antiquités en 1789
Dans un second temps, postérieur sans doute à la reprise de léglise par les moines de Saint-Victor, au XIe s., léglise fut prolongée vers louest et surélevée en la décorant de nouvelles fenêtres au sud.
De cette seconde construction, il ne subsiste pour lessentiel que le mur sud.
Au second quart du XIIe siècle, on décida de reconstruire léglise tout en conservant les murs de la première nef. La crypte sous la vaste abside principale surélevée contenait les reliques de saint Genest, dHonorat et dautres saints évêques des premiers temps chrétiens.
Au XVIe siècle, le transept fut modifié par la construction dépais massifs cylindriques destinés à consolider les piliers romans.
Lédifice, dont la construction fut abandonnée daprès les textes - au début du XIIIe siècle, accueillit par la suite des enfeux (niches funéraires dans les murs, destinées à recevoir des tombes).
Du XVe au XVIIe siècles, datent les nombreuses chapelles funéraires, aujourdhui en partie détruites, qui vinrent se greffer autour de la vénérable église.
Localisation

Descriptif
Divers vestiges architecturaux attestent de lexistence dun vaste édifice préroman.
Lessentiel des parties romanes datent du XIIe ou tout début du XIIIe siècle, période à laquelle fut
Léglise, bâtie en pierre de taille, devait recevoir une nef à bas-côtés de cinq travées dont une seule, à lest, fut construite.
La croisée est couverte dune coupole sur trompes que surmonte un beau clocher octogonal dont les deux étages sont agrémentés dun décor dinspiration antique.
Tout comme la cathédrale Saint-Trophime, léglise des Alyscamps est caractéristique du « second âge roman » en Provence rhodanienne.
La forme du chevet, la relation entre les murs et les voûtes, la coupole (sur trompes et à nervures) assise sur des arcs superposés, et enfin la splendide tour-lanterne de la croisée, sont autant de témoignages dun chantier prestigieux.
Les trois absides en cul de four du chevet sont les pièces maîtresses de lédifice. La crypte, située sous la vaste abside surélevée, nétait à lépoque accessible que depuis les bras du transept, par deux longs couloirs coudés.
La nef, non terminée (elle ne comporte quune travée), fut fermée au XIIe siècle par une grande façade. La porte de celle-ci fut refaite au début du XVIIe siècle, à lépoque où lon construisit deux chapelles à droite de la nef.
Léglise connut bien dautres modifications ultérieures. Les piliers et arcades du transept furent modifiés au XVIe siècle et enchâssés dans dépaisses piles cylindriques et arcs de renfort.
A lentrée initialement prévue, celle de la cour actuelle, un beau portail roman restauré au XXe siècle, adopte le style de la fin du XIIe.
Les enfeux (niches à fond plat où étaient placés des sarcophages, tombeaux ou représentations funéraires) en plein cintre de la façade furent les premiers dune série de tombeaux et chapelles funéraires venus envahir lintérieur et les abords de léglise entre le XVe et le XVIIe siècle.
On remarque surtout, à gauche, la chapelle des Mollégès, belle construction du gothique flamboyant du XVe siècle.
Lessentiel des parties romanes datent du XIIe ou tout début du XIIIe siècle, période à laquelle fut
La coupole de l'église,
vue intérieure
Léglise, bâtie en pierre de taille, devait recevoir une nef à bas-côtés de cinq travées dont une seule, à lest, fut construite.
La croisée est couverte dune coupole sur trompes que surmonte un beau clocher octogonal dont les deux étages sont agrémentés dun décor dinspiration antique.
Tout comme la cathédrale Saint-Trophime, léglise des Alyscamps est caractéristique du « second âge roman » en Provence rhodanienne.
La forme du chevet, la relation entre les murs et les voûtes, la coupole (sur trompes et à nervures) assise sur des arcs superposés, et enfin la splendide tour-lanterne de la croisée, sont autant de témoignages dun chantier prestigieux.
Les trois absides en cul de four du chevet sont les pièces maîtresses de lédifice. La crypte, située sous la vaste abside surélevée, nétait à lépoque accessible que depuis les bras du transept, par deux longs couloirs coudés.
La nef, non terminée (elle ne comporte quune travée), fut fermée au XIIe siècle par une grande façade. La porte de celle-ci fut refaite au début du XVIIe siècle, à lépoque où lon construisit deux chapelles à droite de la nef.
Léglise connut bien dautres modifications ultérieures. Les piliers et arcades du transept furent modifiés au XVIe siècle et enchâssés dans dépaisses piles cylindriques et arcs de renfort.
A lentrée initialement prévue, celle de la cour actuelle, un beau portail roman restauré au XXe siècle, adopte le style de la fin du XIIe.
Les enfeux (niches à fond plat où étaient placés des sarcophages, tombeaux ou représentations funéraires) en plein cintre de la façade furent les premiers dune série de tombeaux et chapelles funéraires venus envahir lintérieur et les abords de léglise entre le XVe et le XVIIe siècle.
On remarque surtout, à gauche, la chapelle des Mollégès, belle construction du gothique flamboyant du XVe siècle.
Restauration
Léglise Saint-Honorat et les chapelles annexes connurent une longue période de dégradation : manque dentretien, utilisation en dépôt de fouilles, assauts de la végétation, maladie de la pierre,
Une première campagne, effectuée de 1982 à 1986, permit de conforter lédifice et de le protéger des intempéries, notamment en reprenant la couverture du transept sud, effondrée en 1981.
La restauration des façades extérieures exigea le plus grand soin, compte tenu de la fragilité de la pierre, délicatement lavée, et consolidée.
On procéda également au remplacement des vitraux brisés et à la restitution dune baie de façade nord.
En 1988, la restauration sest poursuivie sur le portail ouest, dont le décor disparu pu être fidèlement restitué grâce à des dessins anciens.
Les parties saines, nettoyées et consolidées ont été conservées tandis que certains motifs, trop détériorées furent déposés et reconstitués.
La restauration des autres oeuvres sculptées (portail occidental du XIIe siècle, chapelle dOraison et de Mollégès) ont fait lobjet de minutieux et méthodiques essais dans le but denrayer la dégradation de la pierre.
Baie restituée de
la façade nord
Une première campagne, effectuée de 1982 à 1986, permit de conforter lédifice et de le protéger des intempéries, notamment en reprenant la couverture du transept sud, effondrée en 1981.
La restauration des façades extérieures exigea le plus grand soin, compte tenu de la fragilité de la pierre, délicatement lavée, et consolidée.
On procéda également au remplacement des vitraux brisés et à la restitution dune baie de façade nord.
En 1988, la restauration sest poursuivie sur le portail ouest, dont le décor disparu pu être fidèlement restitué grâce à des dessins anciens.
Les parties saines, nettoyées et consolidées ont été conservées tandis que certains motifs, trop détériorées furent déposés et reconstitués.
La restauration des autres oeuvres sculptées (portail occidental du XIIe siècle, chapelle dOraison et de Mollégès) ont fait lobjet de minutieux et méthodiques essais dans le but denrayer la dégradation de la pierre.
Evenement
Visite
Edifice ouvert au publicConsulter les horaires et tarifs daccès ?
Gratuité (sur justificatif) pour les habitants de la commune dArles, pour les enfants de moins de 12 ans et pour certaines catégories professionnelles (se renseigner à laccueil).






















