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Histoire

Cour du couvent de la Miséricorde à la fin du XVIIIe siècle |
Vers la fin des années 40 av. J.-C., peu après la fondation de la colonie romaine, un programme monumental est mis en chantier, portant sur l'aménagement de vastes espaces publics et la construction des trois édifices majeurs : le forum, l'arc du Rhône et le théâtre, ce dernier dominant la colline de l'Hauture.
La rigueur d’un tel plan d’urbanisation et l'ambition qu'elle exprime incite à penser que la conception et la maîtrise en émanent du plus haut niveau de l'Etat.
Le théâtre fut achevé vers l’an 12 av. J.-C. Il servi longtemps à de nombreux spectacles, tragédies, comédies, mimes et pantomimes, auxquels le public assistait gratuitement.
Les péripéties de la destruction du monument demeurent mal connues.
Sa partie méridionale (coté jardin d'Eté) a du être fortifiée dès le Ve siècle, ce à quoi l'on doit la "tour de Roland" intégrée à l'enceinte, et seul témoignage de l'élévation initiale de l'édifice.
Son pillage pendant des siècles pour alimenter des chantiers voisins en matériaux finit par en faire même oublier la fonction antique qui ne fut redécouverte qu'à la fin du XVIIe siècle.
Divers occupants s'y succédèrent, notamment le collège des Jésuites, un couvent des sœurs de la Miséricorde et un des premiers musées publics d'archéologie en plein air.
Lors des fouilles commencées en 1828 plusieurs pièces furent découvertes. Elles sont visibles au musée départemental Arles antique.
Le dégagement du site durera la plus grande partie du XIXe siècle. |
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