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Histoire

Ursuline de la congrégation d'Arles, XVIIIe siècle |
Entrée chez les ursulines d'Avignon vers treize ans, Jeanne Rampalle est envoyée à Arles en 1602 pour y implanter les religieuses augustines de Sainte-Ursule.
Après diverses implantations sommaires, en 1617, ayant trouvé un terrain convenable à proximité de l'amphithéâtre, Jeanne Rampalle fait construire, à ses frais, un couvent pour la communauté.
Elle profite pour cela de l'appui de son frère Antoine, ancien élèves des jésuites d'Avignon, docteur en droit, chanoine de la collégiale d'Apt et proche du cardinal archevêque de Lyon, Mgr de Marquemont.
C'est lui qui obtient une bulle pour la maison d'Arles, publiée en 1624 par Mgr du Laurens, archevêque d'Arles.
Celle-ci légalise l'établissement des sœurs, qui après un noviciat de trois mois prononcent les vœux solennels.
La règle imposée aux moniales se traduit par une redoutable ascèse, marquée par de fréquentes mortifications. Leur action se porte notamment sur l'instruction des jeunes filles à qui il importe d'enseigner d'abord « la doctrine chrétienne et ce qui regarde la piété ».
Le recrutement se fait principalement auprès de nobles familles arlésiennes, telles que les Cadenet, Nicolay ou Mandon.
Après un réel succès, le couvent survivra mal à la disparition de sa fondatrice en 1636. D'autant que son frère Antoine, directeur et intendant, fera l'objet d'une condamnation par le parlement de Provence.
Au XVIIIe siècle, comme pour d'autres congrégations, s'ajoutent un reflux des vocations et des problèmes de subsistance, aggravés, en l'occurrence, par un recrutement essentiellement local et élitiste.
En 1789, la communauté ne comptait plus que quatre ou cinq religieuses. Elles sont expulsées en 1792 et leurs biens, bâtiments, meubles et ornements, démolis et partagés entre particuliers.
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